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FiscalPlace
Coût & prix

Le vrai coût de ne rien faire face à la retenue à la source sur vos dividendes étrangers

« Ne rien faire » n'est pas gratuit : c'est un trop-perçu qui s'éteint à la date de prescription. Le calcul chiffré entre inaction, délais les plus courts du panel et commission au succès.

Données revues le 7 min de lecture

On compare souvent le coût d'une récupération à zéro — comme si « ne rien faire » était une option neutre. Ce n'est pas le cas : chaque année, une partie de ce que vous auriez pu réclamer franchit sa date de prescription et disparaît définitivement. Le vrai calcul n'oppose pas « payer une commission » à « ne rien payer » : il oppose un trop-perçu qui s'éteint, silencieusement, à un trop-perçu récupéré moins une commission qui n'existe que sur ce qui est réellement encaissé.

Ce qui expire pendant que le dossier attend

Chaque pays de notre panel a son propre délai de prescription, et certains sont beaucoup plus courts qu'on ne l'imagine. Voici les cinq fenêtres les plus courtes parmi les pays où un écart existe réellement pour un résident de France :

PaysDélai pour agirÉcart récupérable
🇨🇦 Canada2 ans10 % du dividende brut
🇵🇹 Portugal2 ans10 % du dividende brut
🇺🇸 États-Unis3 ans15 % du dividende brut
🇨🇭 Suisse3 ans20 % du dividende brut
🇩🇰 Danemark3 ans12 % du dividende brut
Délais de prescription les plus courts du panel — données revues mi-2026, indicatives.

Deux ans, parfois trois : à cette échelle, « je m'en occuperai l'an prochain » revient souvent à renoncer purement et simplement à une ou deux années de dividendes déjà versés. Le détail complet, pays par pays, fait l'objet de notre classement des délais de prescription.

Le calcul que « ne rien faire » élude

Prenons un exemple concret : 3 200 € de trop-perçu identifié sur des dividendes suisses. Ne rien faire rapporte exactement 0 €. Engager la démarche, une fois la commission au succès appliquée sur le montant réellement recouvré, rapporte ceci :

TrancheTauxCommission sur la tranche
0 € → 2 500 €25 %625 €
2 500 € → 3 200 €18 %126 €
Barème dégressif appliqué par tranche sur 3 200 € récupérés — commission uniquement sur ce qui est effectivement recouvré.
Trop-perçu identifié3 200 €
Commission au succès (barème dégressif)751 €
Taux effectif : 23,469 %
Net perçu si vous engagez la démarche2 449 €

Contre 0 € de net perçu si le dossier n'est jamais déposé et que le délai de prescription s'écoule. Commission au succès uniquement : 39 € minimum par dossier abouti, jamais facturée si rien n'est récupéré, plafonnée à 5 000 €.

Ce n'est pas un argument marketing : c'est de l'arithmétique. Une commission prélevée uniquement sur un montant recouvré laisse toujours plus qu'un montant qui n'a jamais été réclamé. Le détail complet du barème — et les cas où faire soi-même reste préférable — se trouve dans notre article sur le coût réel d'une récupération.

Pourquoi l'inaction coûte plus cher qu'elle n'en a l'air

  • Le compteur ne se met pas en pause. Un dividende versé aujourd'hui commence à courir vers sa date de prescription dès son versement, que vous ayez ou non commencé une démarche.
  • L'historique s'accumule, mais ne se rattrape pas. Attendre trois ans pour s'y mettre ne donne pas trois ans de trop-perçu à réclamer : les années les plus anciennes sont déjà prescrites, pays par pays, à des rythmes différents.
  • Le coût de la préparation ne baisse pas avec le temps. Rassembler des relevés de courtage vieux de plusieurs années est plus long et plus incertain que de traiter un dossier récent — sans que le montant récupérable augmente en proportion.

Vos questions sur le coût de l'inaction

Si mon montant est faible, vaut-il mieux ne rien faire ?

Pas forcément « ne rien faire » — plutôt le faire vous-même. Sur un très petit montant et un seul pays, la commission minimale peut ne pas être la meilleure option : notre diagnostic gratuit le dit clairement quand c'est le cas, et notre comparatif faire-soi-même donne le seuil.

Le diagnostic initial coûte-t-il quelque chose ?

Non : le diagnostic est gratuit, et c'est précisément lui qui vous dit si un dossier vaut la peine d'être engagé avant que vous n'ayez rien à perdre à vérifier.

Que se passe-t-il si le dossier n'aboutit pas ?

Aucune commission n'est due : le principe « no win, no fee » s'applique intégralement. Le seul coût de l'inaction reste celui du trop-perçu qui, lui, continue de courir vers sa prescription pendant que vous hésitez.

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